Guillaume Apollinaire
EAN13 : 9782070775040
ISBN :978-2-07-077504-0
Éditeur :Gallimard
Date Parution :
Collection :NRF Biographies
Nombre de pages :832
Dimensions : 24 x 15 x 4 cm
Poids : 1050 g
Langue : français
Langue originale : français
Code Dewey :841.912

Guillaume Apollinaire

De

Ce livre raconte l'histoire de Guillaume Apollinaire, ou comment Wilhelm de Kostrowitzky, apatride aux origines incertaines, est devenu l'un des plus grands poètes français du XXᵉ. Doué d'un talent protéiforme, conteur, journaliste, critique d'art, critique littéraire, éditeur, directeur de revue, il jouit d'une intuition et d'une réceptivité prodigieuses. Ami des peintres, défenseur de l'art moderne, il impose ses idées et ouvre des voies nouvelles à la poésie de son époque, tout en restant attaché au passé, aux vieux livres et aux souvenirs. De «La Chanson du mal-aimé» aux Poèmes à Lou, des fantaisies visionnaires du Poète assassiné à l'invention des calligrammes, son œuvre, pleine de contrastes et de surprises, manifeste le don le plus merveilleux, celui d'enchanter la réalité. Aucune biographie d'envergure n'avait paru sur Apollinaire depuis plus de quarante ans. Fondée sur une somme exceptionnelle de documents originaux, souvent inédits, cette biographie littéraire et historique unit la saveur du réel au plaisir de la recherche et de la recréation. Peuplée d'écrivains et d'artistes européens, qui éclairent la personnalité du poète et le cours de la modernité, elle trace le portrait d'un passeur au caractère étonnamment mobile et parfaitement plastique. Des couloirs du Vatican aux rives du Rhin, des bords de la Seine aux tranchées de Champagne, elle explore un monde machiné par les échanges et les communications, épris de vitesse et de nouveauté, mais aussi fondé sur des valeurs héritées d'un autre temps. Un monde en équilibre instable que la Grande Guerre bouleverse à jamais. Le monde d'Apollinaire.
Éditrice et spécialiste d'Apollinaire, universitaire, membre du Centre international de recherche de l'Historial de la Grande Guerre (Péronne, Somme), Laurence Campa s'intéresse à l'histoire littéraire du premier quart du XXᵉ siècle, et en particulier aux écrivains français dans les années 1914-1918.

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Extraits


Guillaume Apollinaire [PDF]


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Commentaires des libraires

Hommage au soldat très connu

5 étoiles

Par .

Pour le centenaire de la guerre 14-18, les livres envahissent les vitrines (et peut-être les catacombes). La plupart traitent de géo politique, de stratégie et parfois de souffrances, mais aucun de rédemption. Figure pourtant au centre de cet imposant éventaire guerrier, comme une sorte d’anomalie, une biographie fouillée de Guillaume Apollinaire, ce qui pourrait étonner, la poésie ne faisant pas forcément bon ménage avec l’art de la guerre, surtout celui des tranchées et du gaz moutarde. Apollinaire a-t-il pris la guerre pour un poème ? Bien sûr que non, mais il s’est engagé avec enthousiasme et, comme son ami- ennemi Blaise Cendrars, s’est illustré au front, tout en ne désertant jamais l’écriture, avant d’être blessé à la tempe par un éclat d’obus et être emporté par la grippe espagnole (il n’avait que 38 ans). Cendrars a été un peu mieux loti que lui en ne perdant que sa main droite (ce qui le força à écrire de la gauche, symboliquement).

Comment un chantre de la modernité comme Apollinaire est-il entré dans ce fracas, cette aberration, ce massacre ? La vaste biographie (819 pages) de Laurence Campa n’apporte qu’une réponse succincte. Métèque, aux origines incertaines, Apollinaire paraît avoir été porté davantage par l’air du temps pour s’engager que par ses convictions qui le poussaient plutôt vers le cosmopolitisme et l’amour. La preuve : juste avant de signer son engagement à Nîmes le 7 décembre 1914, il vécut, avant de partir au casse-pipe, une semaine de passion intense avec Louise de Coligny-Châtillon, l’une des femmes qui ont inspiré sa poésie (Poèmes à Lou) avec notamment la peintresse Marie Laurencin. Ce qui frappe dans l’étrange, intense et bref destin d’Apollinaire, c’est qu’il a mené de front sur la fin, si l’on peut dire, presque sans tambour ni trompette, une activité de combattant et une autre de créateur et de grand agitateur de la culture (même quand il était soldat, il a été presque autant journaliste, critique d’art défendant par exemple le cubisme, directeur de revue que poète ou écrivain). D’une écriture souvent souple et bien informée, Laurence Campa retrace avec une grande minutie le parcours de cet apatride (il ne deviendra français qu’en mars 1916) au talent protéiforme. Tous les gens qui ont compté dans cette époque troublée et trouble du début du 20ème siècle défilent dans le récit de cette vie à nulle autre pareille. De Picasso, qui fut l’un des grands amis d’Apollinaire, au Suisse Blaise Cendrars, qu’il fréquenta et peut-être copia (son poème " Zone " ressemble parfois furieusement aux " Pâques à New-York " de Cendrars), en passant par Aragon, pape du communisme, et André Breton, futur patron du surréalisme, sans oublier Cocteau, Radiguet, Jules Romains, les grands peintres du temps, notamment ceux du cubisme, Apollinaire a rencontré, conseillé, quasiment coaché, critiqué tout le gratin culturel de son temps. Le seul petit bémol qu’on peut apporter au formidable travail de Laurence Campa, c’est qu’elle a dû utiliser pour sa bio du « bois mort » comme matière première (lettres, livres, documents officiels, etc.). L’historienne n’a pas eu la chance de Miriam Cendrars, qui pour écrire la grande bio de son père en 1984 chez Balland a pu, elle, recueillir des témoignages « vivants », comme celui de Raymone, que le poète connaissait depuis si longtemps et qu’il finit par épouser « parce qu’elle voulait être Suissesse », dixit Cendrars. Cette précision à part, l’Apollinaire de Laurence Campa apparaît comme un véritable monument dans le centenaire de la guerre 14-18. Pas au soldat inconnu, mais à un soldat-poète vraiment très connu…

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